Né en 1962. Formé à l’École Nationale Louis Lumière (1983),.
Du travail en studio à la chambre ou au moyen format, du cours de sensitométrie au cours d’optique appliquée, du cours de chimie aux séances de tirages sous l’agrandisseur, tout était « à la gloire » des grandes découvertes techniques qui ont contribué à l’essor de la photographie depuis la fin du XIXème siècle.
Il nous arrivait cependant, plantés sur les bancs de l’école comme de jeunes étudiants contestataires de l’enseignement reçu, d’échanger déjà avec passion sur le devenir de la photographie argentique et l’avènement attendu du « Numérique » qui pointait timidement son nez dans les revues professionnelles.
Jacques Pion quitte le monde de la photographie et de l’audiovisuel après de multiples expériences et missions professionnelles à l’étranger.
En 2004, sa mère lui restitue – un peu par hasard - ses anciens travaux photographiques qu’elle avait soigneusement conservés au fond du laboratoire argentique de la maison familiale.
Il n’en fallait certainement pas plus pour qu’il reprenne la photographie !
Aujourd'hui, le photographe « argentique » est devenu une espèce en voie de disparition et toutes les techniques du passé ont été adaptées pour transformer notre bonne vieille « pelloche » en micro carte mémoire, le « révélo » et le « fixo » en logiciels sophistiqués pilotés par une tablette, mon bon vieux boîtier mécanique doté d’une cellule au sulfure de cadmium en « usine à gaz » électronique hyper-automatisée !
Il n’en demeure pas moins que l’œil qui observe et le processus physiologique qui actionne le doigt sur le déclencheur sont encore restés les mêmes.
Ainsi, quelle que soit la technique employée, réaliser une image reste pour moi d’abord une affaire d’observation et de réflexion sur la meilleure façon de traduire ce que je ressens. Ensuite, et ce n’est pas le plus facile, c’est essayer de l’écrire avec la lumière !